Portrait de musicien : Gilbert Liess

Depuis le mois de septembre 2021, le « Petit Journal de l’Alsatia » a fait son apparition dans notre association. Il s’agit d’un document distribué lors des répétitions à tous les musiciens de l’harmonie, de l’orchestre des jeunes et des Druesemer Schpetz Buewe, informant l’ensemble de nos membres des actualités, nouveautés, dates à retenir, décisions de comité etc.

Dans chaque numéro, un interview de l’un de nos musiciens sera publié et nous le partagerons au plus grand nombre sur notre site internet ! Aujourd’hui, découvrez l’interview de notre Président-Délégué et trompettiste Gilbert Liess.

Quand as-tu commencé la musique ?

C’était en 1968, j’avais 9 ans. Je voulais faire une activité et j’ai choisi la musique. J’ai alors demandé à mon père de m’y inscrire.

Pourquoi as-tu choisi de jouer de la trompette ?

A cette époque là c’est le manque d’instruments dans un pupitre qui prévalait, ce n’était donc pas vraiment un choix personnel. J’ai commencé à jouer du saxhorn alto, un instrument qui n’est plus employé aujourd’hui dans les harmonies, puis par la suite du cor d’harmonie. Comme c’était essentiellement des parties d’accompagnement, le fait de ne pas jouer de mélodies m’a fait franchir le pas vers la trompette.

Comment as-tu appris la musique ?

Laurent Ostertag – ancien chef d’orchestre et barytoniste – nous a appris le solfège, et en ce qui me concerne, l’instrument un an plus tard. Les cours de musique avaient déjà lieu dans le bâtiment rue des lévites mais de temps en temps je me rendais également au domicile de Laurent. Quand je suis passé à la trompette je prenais des cours à la MJC (actuellement le Pôle Culturel) avec Richard Schnörring.

Quand as-tu rejoins l’harmonie ?

Après 3 années, c’est à dire à 12 ans j’ai intégré l’harmonie sans avoir beaucoup de notions en musique. Il n’y avait pas encore d’orchestre de jeunes à cette époque. Autant dire que c’était très dur et que j’étais complètement largué ! Le chef d’orchestre de l’époque était Charles Klingler.

Quand et pourquoi es-tu devenu Président Délégué ?

Suite à la décision de Bernard Marfing de ne plus se représenter à l’issue de l’Assemblée Générale en 1999, l’harmonie s’est retrouvée sans Président Délégué pendant 15 jours. Jean-Michel Peter, encore directeur musical jusqu’au 13 juillet de la même année m’a convaincu et surtout a convaincu Pierre Schott (Maire à cette époque) que j’étais la bonne personne pour reprendre le flambeau.

Quel est ton meilleur souvenir à la Musique ?

C’est incontestablement le Concert du Centenaire (2008) qui était pour moi une réussite à tous points de vue. D’ailleurs rien que le fait d’y repenser me procure une grande émotion. Seul on ne fait pas grand chose, mais grâce au directeur Jean-Claude Stoeffler et au groupe de travail qui avait été constitué, ce concert restera l’un de mes meilleurs souvenirs.

Quel est le morceau que tu as le plus aimé jouer ?

Il y en a plusieurs, mais si je devais en choisir qu’un ou deux ce serait ABBA Hits for Brass et Elton John Superstar, des pièces qui nous ont permis de changer notre répertoire en 1995 et aller vers quelque chose de plus actuel. Respect pour Jean-Michel qui avait compris l’intérêt d’apporter ces nouveautés afin d’attirer les jeunes.

Une anecdote, un souvenir à partager ?

L’anecdote qui me colle à la peau est sans aucun doute : A Lillehamer Tune, un morceau que je détestais jouer. Je l’ai déchiré en plein concert à Schirrhein. Franck Schmitter l’a récupéré, recollé et plastié pour me le rendre par la suite !

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